Depuis juin 2022, les Responsive Search Ads (RSA) sont le seul format Search disponible sur Google Ads. Elles remplacent les anciennes ETA (Expanded Text Ads) et fonctionnent différemment : vous fournissez 15 titres + 4 descriptions, Google combine en temps réel selon la requête. Bien construites, elles surperforment largement les anciennes ETA. Mal construites, elles tournent moins bien.
Comment fonctionne une RSA
Fonctionnement : vous renseignez jusqu'à 15 titres (max 30 caractères chacun) et 4 descriptions (max 90 caractères). Google combine automatiquement 3 titres + 2 descriptions à l'affichage, en fonction de la requête de l'utilisateur, de son historique, de son appareil, de l'heure… Cela génère potentiellement 455×36 = 16 380 combinaisons différentes pour une même annonce. Google apprend sur 4-8 semaines quelle combinaison performe le mieux par segment.
Score d'efficacité (Ad Strength) : note de 1 à 4 ('Incomplet', 'Médiocre', 'Moyen', 'Bon', 'Excellent'). Une RSA avec Ad Strength 'Bon' ou 'Excellent' reçoit jusqu'à 9 % d'impressions en plus vs RSA 'Moyen' (données Google 2023).
Les 15 titres à renseigner
La clé : varier les angles pour que Google trouve toujours une combinaison pertinente. Structure recommandée :
3-4 titres avec le mot-clé principal (ex: 'Plombier Paris', 'Dépannage Plombier Paris').
2-3 titres avec variations mot-clé (ex: 'Urgence Plomberie Paris', 'Plombier 24/7 Paris').
2-3 titres USP (ex: 'Devis gratuit en 24h', 'Intervention 1h chrono').
2-3 titres CTA (ex: 'Appelez maintenant', 'Obtenez votre devis').
1-2 titres émotionnels/bénéfice (ex: 'Fuite réparée aujourd'hui', 'Tranquillité garantie').
1-2 titres chiffrés (ex: '-20% sur votre 1ère intervention', 'Satisfait à 98 %').
Pinning : quand l'utiliser
Le pinning fige un titre à une position précise (1, 2 ou 3). Avantages : garantit une structure cohérente. Inconvénients : réduit les combinaisons, baisse souvent l'Ad Strength, limite l'apprentissage de Google. Règle pragmatique : pinner uniquement si c'est vital (ex : marque obligatoirement en position 1, mention légale obligatoire en position 3 pour certains secteurs). Sinon, laisser Google optimiser librement.
Cas typique de pinning légitime : secteurs régulés (santé, finance, crypto) où un disclaimer doit apparaître. Pinning du disclaimer en position 3, les 2 premières positions restent libres.
Exemple concret
E-commerce mode : CTR +24 % en passant à 15 titres
Un e-commerce mode avait des RSA avec 8-10 titres (au lieu du maximum 15), Ad Strength 'Moyen'. Enrichissement à 15 titres par annonce avec les 6 catégories ci-dessus. Résultat sur 6 semaines : Ad Strength passé à 'Bon' ou 'Excellent' sur 90 % des ad groups, CTR moyen +24 %, CPC -12 % (amélioration QS corrélée), conversions +31 % à budget constant. Temps de setup : 8 heures pour 40 ad groups.
Conseil
Extensions d'annonces : ne pas oublier
En complément des RSA, les extensions d'annonces (désormais appelées 'assets') sont essentielles :
- Sitelinks (4-6) : liens directs vers pages clés (tarifs, contact, FAQ).
- Callouts (4-6) : avantages supplémentaires ('Livraison gratuite', 'Garantie 2 ans').
- Structured snippets : catégories, marques, services.
- Call extension : numéro de téléphone cliquable (mobile).
- Lead form extension : formulaire intégré (B2B).
Questions fréquentes
Combien de RSA par ad group ?
Ad Strength 'Excellent' est-il obligatoire ?
Peut-on encore utiliser les anciennes ETA ?
Les RSA sont un levier sous-exploité sur de nombreux comptes. Un audit rapide (15-30 min par ad group) pour vérifier : 15 titres complets, variété des angles, Ad Strength 'Bon' ou 'Excellent', pinning réduit au minimum. Les gains de 15-30 % de CTR et la réduction corrélée de CPC rendent cet effort parmi les plus rentables en SEA. À refaire tous les 3-6 mois à mesure que les algorithmes évoluent.